Partager l'article ! Un bref aperçu de "De Gaulle tel qu'en lui-même": Henri Lerner, professeur émérite de l'Université Paris XII-Val de ...
Vous trouverez ici quelques billets historiques à l'adresse des amateurs de cette science humaine ET sociale. L'auteur est simplement titulaire
d'un DEA d'histoire moderne, mais il s'essaie de temps à autre, avec humilité, à des digressions sur d'autres périodes qui l'intéressent. Si le coeur vous en dit, contribuez à
l'amélioration des articles en laissant vos commentaires; ils seront toujours les bienvenus.
Bonne lecture.
Serge MAUPOUET
Henri Lerner, professeur émérite de l'Université Paris XII-Val de Marne, a publié en 2009 un ouvrage intitulé De Gaulle tel qu'en lui-même[1]. Il a été à ce titre l'invité des Lundi de l'histoire, sur France Culture, le 14 juin 2010, à l'occasion du 70e anniversaire de l'Appel du 18 Juin. Nous avons consulté pour le fondement de quelques articles de ce blog certaines des publications antérieures d'Henri Lerner : Emile Mayer, un prophète bâillonné[2], pour un simple « avis » de lecture, puis De Gaulle et la gauche[3] pour une extraire certains éléments d'approche du gaullisme de gauche (ce qui n'est pas l'orientation spécifique de l'étude initiale, ainsi que le titre du livre le manifeste clairement), enfin quelques passages mis en exergue de son Catroux[4]. Ces quelques lignes souhaitent seulement cerner par des notes de lecture sélectives tirées des soixante premières pages de l'ouvrage (préambule, introduction, Chapitre premier ; une sélection sur les 535 pages de développement) d'une part quel est le portrait global dressé par Henri Lerner de l'homme et de l'homme d'Etat, d'autre part quels sont les grands principes du gaullisme vus par le prisme de son initiateur et l'angle de sa formation intellectuelle. Il est possible d'approfondir la genèse de la pensée de de Gaulle, ses "nourritures intellectuelles", en consultant un autre ouvrage, celui d'Alain Larcan, De Gaulle inventaire. La culture, l'esprit, la foi (Paris, Bartillat, 2010 édition revue et augmentée [2003]). Pour un véritable compte-rendu de lecture de De Gaulle tel qu'en lui-même, il est possible de se référer par ailleurs à Espoir N°160 - Printemps 2010.
Dans l'ouvrage d'Henri Lerner, Charles de Gaulle (1890-1970) apparaît comme « Un homme d'Etat […] pas comme les autres[5] », se distinguant par une manière de raisonner
appuyée sur une vive intelligence, une « incroyable capacité d'analyse et de synthèse[6] », une « extraordinaire lucidité[7] », conciliant des valeurs héritées et un esprit de novation,
et par la volonté de se situer « au-dessus » des clivages partisans, d'être « visionnaire[8] ».
L'homme est atypique, sa pensée est originale et chemine hors des « sentiers battus[9] » ; ses convictions ne sont ni ouvertement humanistes – quoiqu'elles puissent
l'être au-delà des simples apparences[10] –, ni réactionnaires, mais relèvent d'un conservatisme tempéré d'une remarquable faculté d'adaptation ; s'appuyant sur des valeurs morales
solidement ancrées, il oriente clairement sa réflexion vers l'avenir. C'est pourquoi, seules comptent pour lui les réalités et la compréhension des mutations d'un monde en mouvement[11] :
« il raisonnait juste parce qu'il savait que le monde évoluait et qu'il fallait épouser son temps[12]. » Se positionnant dans la perspective d'un « réalisme du possible[13] »,
faisant preuve d'un esprit critique aiguisé, il s'affiche avec constance non-conformiste[14] et capable de décider a contrario de ce que l'on pouvait initialement attendre de lui[15].
De Gaulle fait preuve non seulement d'une mémoire prodigieuse[16], mais aussi d'une capacité d'analyse intellectuelle qui lui permet de « disséquer[17] » et de
« clarifier » les événements ou les évolutions : recherche des effets et des causes, prise en compte des réalités concrètes, « capacité de voir et de prévoir au-delà de la
ligne d'horizon[18] », volonté de se tenir « haut et loin[19] ». Son mode de pensée le conduit à privilégier les grands ensembles et à passer outre les détails du quotidien. Pour Pierre
Mauroy, il parvient « à réaliser un équilibre subtil entre une idée globale et des contingences matérielles[20] ». Au pouvoir, il opère une distinction nette entre le National – cf. Edgar
Pisani, « volonté de vivre en commun la recherche d'un équilibre excluant que quiconque put se sentir privilégié[21] » – domaine du Président, et le Politique – cf. Edgar Pisani « débat
sans fin, auquel les hommes participent au gré des fonctions et des ambitions[22] », et finalement gestion du quotidien[23] – laissé au Premier ministre. Contrairement à ce qu'a pu penser Pierre
Mendès-France[24] (1907-1982), de Gaulle ne se désintéresse pas des problèmes économiques et sociaux, mais moins à l'aise sur ces problématiques, la question est, pour lui, en amont, de savoir à
qui il est possible de faire confiance[25] ; sa réflexion garde trace tout à la fois des aspirations sociales des catholiques sociaux[26] et du mépris familial tant pour les choses de
l'argent[27] que pour le conservatisme intéressé des possédants : « Le poison, c'est l'Argent ...[28] »
Les apports culturels sédimentés par l'appétence familiale, puis personnelle, pour les choses de l'esprit, sinon même l'érudition savante[29], donnent de solides fondements à
ses spéculations intellectuelles. Des influences de son père – Henri de Gaulle, professeur dans l'enseignement catholique[30] – il retient le sens de l'Etat et de la Nation[31], fondé sur l'unité
et la grandeur du pays[32], la philosophie de l'action selon Bergson[33] (1859-1941) – dont les leçons trouvent écho dans le Fil de l'Epée[34] –, un goût pour l'histoire, et la capacité à
se dégager des règles de son milieu – ainsi pendant l'affaire Dreyfus pour le père[35], sur l'acceptation des principes de la liberté religieuse et de la souveraineté du peuple pour le père et le
fils, enfin en juin 1940 et pendant la guerre d'Algérie pour le fils[36]. Il a évidemment étudié au collège jésuite parisien de la rue de Vaugirard, les auteurs Gréco-latins et les humanités[37].
En littérature française, le classicisme du XVIIe siècle – Corneille (1606-1684), Bossuet (1627-1704), Racine (1639-1699, spécialement Britannicus) – lui paraît le modèle le plus abouti de la
grandeur nationale ; il apprécie encore le cardinal de Retz (1613-1679), La Rochefoucauld (1613-1680), Pascal (1623-1662), et La Bruyère (1645-1696). Il ne s'arrête guère sur les
Lumières, à l'exception de Vauvenargues[38] (1715-1747) – auteur à mi-chemin entre les moralistes du XVIIe et les philosophes du XVIIIe. Mais il s'attarde plus longuement sur les
romantiques, en particulier Chateaubriand (1768-1848, spécialement les Mémoires d'outre-tombe) et Flaubert (1821-1880). De Gaulle a lu Renan (1823-1892, spécialement La Réforme intellectuelle
et morale de la France), tout comme Anatole France (1844-1924, spécialement L'Île des pingouins), et s'imprègne des cadences de Barrès (1862-1923) ; il reconnaît en ce dernier
et en Péguy (1873-1914) des « professeurs d'énergie nationale[39] ». Leur lecture participe sans doute à le convaincre de la nécessité de l'acceptation de la République. Il n'occulte pas le
théâtre d'Edmond Rostand (1868-1918) et la poésie de Baudelaire (1821-1867), Verlaine (1844-1896) ou Albert Samain (1858-1900), préférés à Hugo ou Vigny. Dans l'Entre-deux-Guerres, il se tient au
courant des ouvrages qui font l'actualité et lit habituellement le Goncourt ; il découvre Malraux (1901-1976, spécialement La Condition humaine), Jacques Maritain (1882-1973) et
Georges Bernanos (1888-1948, spécialement le Journal d'un curé de campagne) – ancien élève d'Henri de Gaulle[40]. Ces deux derniers lui donnent ensuite leur adhésion pendant la
guerre[41]. Dans les années 1950 et 1960, encore, il explore les œuvres qui font ou ont fait l'actualité, comme celles de Roger Nimier (1925-1962), Joseph Kessel[42] (1898-1979), François
Mauriac[43] (1885-1970) ou Raymond Aron[44] (1905-1983). Il dispose par conséquent d'une culture littéraire et philosophique tout à fait considérable.
Ses efforts intellectuels sont soutenus par une force de caractère exceptionnelle, un orgueil véritable, et une inébranlable confiance en soi[45]. Lorsqu'il se trouve dans une
impasse, l'homme est capable de « renverser ses méthodes pour repartir en sens inverse[46]. » Mais, surtout : « rien […] ne lui semblait plus répréhensible que de s'aplatir ou
de donner l'impression de céder[47]. »
Soucieux d'éthique, il met un point d'honneur à mener « une vie de famille modeste et irréprochable[48] », sans luxe ostentatoire. En matière religieuse, il témoigne d'une
foi profonde à titre privé, approuve la volonté du pape Jean XXIII (1958-1963) de chercher à « arracher l'Eglise à une attitude réactionnaire sur laquelle elle s'était crispée depuis 400
ans », mais évite tout cléricalisme et, pour l'action publique, distingue radicalement les choses de la religion et les affaires de l'Etat, qui relèvent de deux ordres séparés. D'un côté
voyant les antidreyfusards tout bonnement comme des « crétins militaires », de l'autre réprouvant les excès anticléricaux du combisme, il considère que les croyances religieuses ne
devraient pas interférer avec des luttes politiques afin de ne pas venir affaiblir in fine l'Etat. Pour autant, il se place dans le sillon du Ralliement des catholiques à la République –
contrairement à son père, qui l'avait ostensiblement refusé tout en ayant déjà clairement conscience du caractère définitif du principe de la souveraineté du peuple[49] –, et se rallie
définitivement aux principes des institutions républicaines.
Cet « homme d'envergure exceptionnelle[50] » rend à la France de « signalés services[51] », au premier rang desquels il faut placer ses analyses, positionnements et
actions lors de la Seconde Guerre mondiale, après la Libération et de la guerre d'Algérie. Concernant la première, il a su prévoir les développements de la guerre et a permis à la France de
retrouver autant que possible son rang dans le concert des nations, concernant la seconde « sa présence a peut-être évité une guerre civile[52] » et une inféodation aux Etats-Unis,
concernant la troisième, il a considéré que le conflit compromettait les chances de redressement économique et diplomatique de la France et – sans pouvoir éviter « l'abandon des
Européens », sur l'autel de l'intérêt national[53], et le « massacre des harkis[54] » – a su éviter une défaite. Nonobstant, il faut considérer son œuvre globale de modernisation, tant
des institutions par une Ve République mettant fin à l'instabilité ministérielle chronique, que des forces de défense par le biais d'une force de frappe garante de l'indépendance, ou le
prolongement d'« orientations économiques et sociales initiées dès avant 1958[55] », accompagnant la fin du monde paysan traditionnel et le développement d'une classe moyenne urbaine
aspirant à la société de consommation. Toutefois, la politique sociale souhaitée a été compromise par la barrière qui a séparé de Gaulle de la Gauche ; réformisme et participation ont été
vainement avancés ; la Gauche républicaine s'est figée dans son opposition à l'Homme providentiel, et, l'âge venant, les blocages de la société lui ont été imputés[56].
Politiquement, suivant la formule d'Harold Mac Millan (1894-1986), de Gaulle est « un esprit […] à moitié réactionnaire et à moitié révolutionnaire[57] ». A l'image de
Clemenceau (1841-1929), il présente une certaine dualité intérieure, mélange d'anarchiste et de conservateur. Ainsi, sans idéologie préconçue[58], il adhère à un système de valeurs appuyé sur les
principes d'ordre et d'autorité[59], sur l'idée que « la précellence […] du fait national garanti[t] l'indépendance[60] » et qu'un Etat fort permet d'en assurer la préservation. Les récits
de l'Année terrible ont arrimé dans son esprit la certitude que l'indépendance est le premier bien à préserver et que « rien ne peut prévaloir contre l'abandon national[61] ». Aussi
promeut-il un patriotisme et une pensée nationale modernisés, ancrés dans les valeurs républicaines, ouverts et « procédant d'une coopération généreuse et libératrice[62]. » Son
sentiment national est à la fois différent de celui de la gauche républicaine et laïque, et « éloigné [...] du chauvinisme d'une droite soucieuse de préserver ses intérêts matériels. »
On comprend qu'il ne puisse accepter un seul instant la politique de compromission menée par Vichy, acceptant de renier la dignité nationale pour la recherche d'une prétendue issue la moins
coûteuse, Pétain étant en cela le symbole d'une France calculatrice[63] . Suivant Adenauer « Ce que de Gaulle pense au plus profond de lui-même, c'est qu'un pays ne peut maintenir son unité
et ne peut l'affirmer que s'il est mû par un sentiment national qui lui permet de retrouver son identité et sa fierté. Je suis complètement d'accord avec lui sur ce point.[64] » Sa conception
d'une « certaine idée de la France » puise dans un sens de la patrie, dans un sentiment national, placés au-delà même de la révérence familiale portée aux institutions de l'ancienne
France[65], mais encore dans le sentiment d'une continuité de l'histoire du pays, l'idée que les souvenirs du passé ne doivent pas rendre hermétique au monde moderne, ainsi que dans un sens
profond de la dignité et de l'honneur[66.] Défiant envers toute orientation utopiste, il est en cela « éloigné […] [d]es nobles idéaux universalistes et humanistes d'une justice abstraite,
valorisant le progrès indéfini de l'Humanité vers la sagesse et le bonheur[67]. » L'important, pour lui, est d'être en prise avec la réalité. Porté à considérer que « la sentimentalité
n'a aucune place en matière de raisonnement politique[68] », mais bien que l'art de gouverner réside dans « un examen froid et lucide des réalités permettant de comprendre les choses avec
justesse[69] », il s'inscrit dans un schéma de pensée reposant sur la traditionnelle notion d'équilibre des puissances (traité de Westphalie) très lointain de la conception moralisante des
relations internationales développé par la diplomatie américaine depuis le Président Wilson et jusqu'au Président Kennedy (pax americana discours du 14 janvier 1963)[70] ; une France se
contentant d'une grandeur fondée « sur le respect du droit international, de la justice sociale et la mise en œuvre de la sécurité collective dans les relations internationale[71] », ainsi
en est-il avec Léon Blum, lui paraît pas trop étriquée[72], sans parler d'une attitude de renoncement manifeste sous la IVe République et seulement battue en brèche par Mendès-France[73].
Toutefois, si la raison d'Etat peut dicter ses nécessités, il est hors de propos pour de Gaulle de placer l'Homme au service de l'Etat : il aurait considéré une telle conception comme une
véritable perversion politique[74]. Par ailleurs, il condamne vigoureusement les « confortables lucidités rétrospectives sur le refrain du repentir et de la dénonciation[75] », autrement dit
les affres de la repentance.
C'est vertement qu'il condamne « la droite […] des boutiquiers qui veulent toujours plus de profits et moins d'impôts[76] », reprochant encore à celle-ci[77] de manquer du
sens de la Nation – en même temps qu'il considère que la gauche manque du sens de l'Etat –, et éprouve constamment le souci de la modernité. Ainsi, dans une certaine mesure, et sans compter le
fait qu'il partage « la passion jacobine qui avait fait la France si grande en 1793(78] », il est « plus révolutionnaire[79] » que ne l'avaient été respectivement le Front populaire ou
la gauche au pouvoir sous la Quatrième république, en mettant en œuvre d'abord les nationalisations ou les mesures sociales de la Libération, puis en promouvant la décolonisation après
1958 : « à côté de lui les politiciens socialistes pouvaient faire figurer de bourgeois circonspects[80] ». En somme, peu lui chaut les appartenances partisanes[81], du moment que ceux
qui servent le pays accordent la priorité à l'intérêt national[82].
Pour le général, la République – continuatrice de l’œuvre des siècles passés – donne « un sens profond, voire plus large et plus humain[83] » à la France. Se positionnant
en « réaliste de l'imaginaire », il postule que la France demeure une grande Nation, ce qui le conduit à déplorer que le pays, au temps des Trente Glorieuses, n'ait plus qu'une
ambition, « celle de son niveau de vie[84] », alors que lui-même considère que la France conserve un rôle à jouer par l'excellence de son économie, ses capacités à se tourner vers la
modernité, son pacte entre la recherche de la grandeur et la préservation de la liberté du monde. Une divergence d'appréciation persiste durablement entre lui et les Français concernant cette
politique de grandeur. Les Français, plus tournés vers les réalités quotidiennes, aspirent essentiellement à la paix[85] et à la prospérité matérielle[86], tandis que l'homme d'Etat poursuit le
rêve de la grandeur. Mai 68 sera en ce sens un révélateur, et de Gaulle pourra constater que « la grandeur et l'héroïsme, c'est fini[87] ». La politique de grandeur est aussi à lier au
« malentendu franco-américain[88] » : pour les Etats-Unis, la France était sortie de l'Histoire en 1940, pour de Gaulle, les Etats-Unis ne pouvaient se constituer en « gendarme
mondial[89] » (septembre 1958) ; il aurait ainsi souhaité une coopération sur pied d'égalité, sans subordination, alors même que la IVe République prenait une orientation contraire en
acceptant de « s'installer dans la voie des subventions comme des soumissions[90] ». Suivant l'analyse de Kissinger (1965) : « [L]a politique [de de Gaulle] tire son originalité
d'un décalage entre l'ampleur de ses vues et la faiblesse de ses moyens […] Il a voulu que la France retrouve l'estime de soi. […] C'est nous Américains qui sommes outrecuidants. Nous avons le
tort de trop suivre Jean Monnet et Robert Schuman. De Gaulle a eu le tort d'être trop rationnel et d'avoir des visées à trop longue échéance. L'ironie de la rivalité franco-américaine, c'est que
ses conceptions l'emportaient en envergure sur sa force réelle, alors que la puisse des Américains l'emportait sur leurs conceptions[91] »
Synthétiquement, selon Geneviève de Gaulle-Anthonioz (1920–2002), le gaullisme véritable ce serait, au-delà de l'attachement aux valeurs rappelées supra, et du refus de la
défaite, le refus de la misère, de l'humiliation, accompagné d'une conscience profonde de la valeur et de la dignité des hommes. « Je ne vois pas d'autre moyen d'être gaulliste, et je suis
sûre qu'oncle Charles m'approuverait[92]. »
[1] LERNER (Henri), De Gaulle, Tel qu'en lui-même, Editions AutresTemps, 2009
[2] LERNER (Henri), Emile Mayer, un prophète bâillonné, Editions Michalon, 1995
[3] LERNER (Henri), De Gaulle et la gauche, L’Interdisciplinaire (avec le concours de l’Université Paris XII – Val de Marne), Limonest, 1994
[4] LERNER (Henri), Catroux, Albin Michel, Paris, 1990
[5] LERNER (Henri), De Gaulle, Tel qu'en lui-même, Editions AutresTemps, 2009, p. 9
[6] id., p. 15
[7] id., p. 10
[8] id., p. 9
[9] id., p. 43
[10] id. p. 39
[11] id., p. 9
[12] id., p. 43
[13] id., p. 30
[14] id., p. 43
[15] id., p. 26
[16] id., p. 16
[17] id., p. 15
[18] id., p. 16
[19] id., p. 19
[20] id., p. 20, avec renvoi en note 15, p.537 à Pierre Mauroy, Héritiers de l'avenir, p. 161 ; A gauche, p. 434-435 : Discours de Lille, 20 novembre 1983
[21] id., cité p. 29, avec renvoi en note 28, p. 538 à Edgar Pisani, Le Général indivis, p. 38, 43, 46, 48
[22] id., cité p. 30, avec renvoi en note 28, p. 538 à Edgar Pisani, Le Général indivis, p. 38, 43, 46, 48
[23] id., p. 30
[24] id., p. 19
[25] id., p. 20
[26] id., p. 47
[27] id., p. 47
[28] id., p. 47, avec renvoi en note 6, p. 538 à François Georges Dreyfus, De Gaulle et le gaullisme, p. 12 ; Pierre de Boisdeffre, op. cit., p. 21-22 et 28 ; Nicolaï
Moltchanov, De Gaulle, p. 38
[29] id., p. 47
[30] id., p. 48
[31] id., p. 29
[32] id., p. 50
[33] id., p. 17
[34] id., p. 53
[35] id., p. 50
[36] id., p. 27
[37] id., p. 51
[38] id., p. 53
[39] id., p. 52
[40] id., p. 49
[41] id., p. 55
[42] id., p. 54
[43] id., p. 55
[44] id., p. 56
[45] id., p. 17
[46] id., p. 18
[47] id., p. 19
[48] id., p. 38
[49] id., p. 49
[50] id., p. 15
[51] id., p. 9
[52] id., p. 10
[53] id., p. 21
[54] id., p. 10
[55] id., p. 11
[56] id., p. 12
[57] id., p. 15, avec renvoi en note 2, p. 537 à Espoir, n°55
[58] id., p. 29
[59] id., p. 26
[60] id., p. 29
[61] id., p. 47
[62] id., p. 31
[63] Analyse complémentaire puisée in Gérard Chaliand, Jean Lacouture, Voyage dans le demi-siècle : entretiens croisés avec André Versaille. Editions Complexe, 2001,
p. 238 : « s'arrangeant avec [l'envahisseur], même s'il se jure in petto de lui régler son compte plus tard ».
[64] id., p. 31, avec renvoi en note 31, p. 538 à Robert Marjolin, La travail d'une vie, p. 357. Déclaration de Conrad Adenauer.
[65] Id, p. 46
[66] id., p. 47
[67] id., p. 26
[68] id., p. 30
[69] id., p. 29
[70] id., p. 33
[71] id., p. 23
[72] id., p. 23, avec renvois en note 18, p. 538 à Henry Kissinger, Diplomatie, p. 543-544 ; Charles de Gaulle, Mémoires de guerre I ; Georges Izard, Lettre affligée au
général de Gaulle ; cf. Philip Cerny, La grandeur de la france ; Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, II, p. 91-100
[73] id., p. 24
[74] id., p. 38
[75] id., p. 30
[76] id., p. 27
[77] Notons ici qu’il y a plusieurs droites, comme l'a noté si bien René Rémond, et que parmi elles existent parfois des oppositions notables. La famille du général de
Gaulle s’inscrit dans la tradition de la droite catholique et monarchiste, la droite de l’honneur et de l’ordre, de l’Eglise et de l’Armée, qui éprouve un certain mépris pour la droite de
l’argent.
[78] id., p. 28
[79] id., p. 28
[80] id., p. 28
[81] id., p. 21 puis p. 26
[82] id., p. 26
[83] id., p. 21
[84] id., p. 22
[85] id., p. 24 puis p. 25
[86] id., p. 24
[87] id., p. 43. On peut étayer le propos avec cette remarque de Jean Lacouture : « il est cruellement évident qu'une majorité des Français a retrouvé Pompidou avec
satisfaction. », in Gérard Chaliand, Jean Lacouture, Voyage dans le demi-siècle : entretiens croisés avec André Versaille. Editions Complexe, 2001, p. 238
[88] id., p. 35
[89] id., p. 36, avec renvoi en note 41, p. 538 au chapitre 31 de l'ouvrage
[90] id., p. 35
[91] id., cité p. 35-36, avec renvoi en note 40, p. 538 à Henri Kissinger, Diplomatie, p. 550-555
[92] id., p. 39, avec renvoi en note 48, p. 538 à Frédérique Neodufau et Caroline Glorion, Geneviève de Gaulle.