Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 18:46

     Henri Lerner, professeur émérite de l'Université Paris XII-Val de Marne, a publié en 2009 un ouvrage intitulé De Gaulle tel qu'en lui-même[1]. Il a été à ce titre l'invité des Lundi de l'histoire, sur France Culture, le 14 juin 2010, à l'occasion du 70e anniversaire de l'Appel du 18 Juin. Nous avons consulté pour le fondement de quelques articles de ce blog certaines des publications antérieures d'Henri Lerner : Emile Mayer, un prophète bâillonné[2], pour un simple « avis » de lecture, puis De Gaulle et la gauche[3] pour une extraire certains éléments d'approche du gaullisme de gauche (ce qui n'est pas l'orientation spécifique de l'étude initiale, ainsi que le titre du livre le manifeste clairement), enfin quelques passages mis en exergue de son Catroux[4]. Ces quelques lignes souhaitent seulement cerner par des notes de lecture sélectives tirées des soixante premières pages de l'ouvrage (préambule, introduction, Chapitre premier ; une sélection sur les 535 pages de développement) d'une part quel est le portrait global dressé par Henri Lerner de l'homme et de l'homme d'Etat, d'autre part quels sont les grands principes du gaullisme vus par le prisme de son initiateur et l'angle de sa formation intellectuelle. Il est possible d'approfondir la genèse de la pensée de de Gaulle, ses "nourritures intellectuelles", en consultant un autre ouvrage, celui d'Alain Larcan, De Gaulle inventaire. La culture, l'esprit, la foi (Paris, Bartillat, 2010 édition revue et augmentée [2003]). Pour un véritable compte-rendu de lecture de De Gaulle tel qu'en lui-même, il est possible de se référer par ailleurs à Espoir N°160 - Printemps 2010.


    Dans l'ouvrage d'Henri Lerner, Charles de Gaulle (1890-1970) apparaît comme « Un homme d'Etat […] pas comme les autres[5] », se distinguant par une manière de raisonner appuyée sur une vive intelligence, une « incroyable capacité d'analyse et de synthèse[6] », une « extraordinaire lucidité[7] », conciliant des valeurs héritées et un esprit de novation, et par la volonté de se situer « au-dessus » des clivages partisans, d'être « visionnaire[8] ».

    L'homme est atypique, sa pensée est originale et chemine hors des « sentiers battus[9] » ; ses convictions ne sont ni ouvertement humanistes – quoiqu'elles puissent l'être au-delà des simples apparences[10] –, ni réactionnaires, mais relèvent d'un conservatisme tempéré d'une remarquable faculté d'adaptation ; s'appuyant sur des valeurs morales solidement ancrées, il oriente clairement sa réflexion vers l'avenir. C'est pourquoi, seules comptent pour lui les réalités et la compréhension des mutations d'un monde en mouvement[11] : « il raisonnait juste parce qu'il savait que le monde évoluait et qu'il fallait épouser son temps[12]. » Se positionnant dans la perspective d'un « réalisme du possible[13] », faisant preuve d'un esprit critique aiguisé, il s'affiche avec constance non-conformiste[14] et capable de décider a contrario de ce que l'on pouvait initialement attendre de lui[15].


    De Gaulle fait preuve non seulement d'une mémoire prodigieuse[16], mais aussi d'une capacité d'analyse intellectuelle qui lui permet de « disséquer[17] » et de « clarifier » les événements ou les évolutions : recherche des effets et des causes, prise en compte des réalités concrètes, « capacité de voir et de prévoir au-delà de la ligne d'horizon[18] », volonté de se tenir « haut et loin[19] ». Son mode de pensée le conduit à privilégier les grands ensembles et à passer outre les détails du quotidien. Pour Pierre Mauroy, il parvient « à réaliser un équilibre subtil entre une idée globale et des contingences matérielles[20] ». Au pouvoir, il opère une distinction nette entre le National – cf. Edgar Pisani, « volonté de vivre en commun la recherche d'un équilibre excluant que quiconque put se sentir privilégié[21] » – domaine du Président, et le Politique – cf. Edgar Pisani « débat sans fin, auquel les hommes participent au gré des fonctions et des ambitions[22] », et finalement gestion du quotidien[23] – laissé au Premier ministre. Contrairement à ce qu'a pu penser Pierre Mendès-France[24] (1907-1982), de Gaulle ne se désintéresse pas des problèmes économiques et sociaux, mais moins à l'aise sur ces problématiques, la question est, pour lui, en amont, de savoir à qui il est possible de faire confiance[25] ; sa réflexion garde trace tout à la fois des aspirations sociales des catholiques sociaux[26] et du mépris familial tant pour les choses de l'argent[27] que pour le conservatisme intéressé des possédants : « Le poison, c'est l'Argent ...[28] »


    Les apports culturels sédimentés par l'appétence familiale, puis personnelle, pour les choses de l'esprit, sinon même l'érudition savante[29], donnent de solides fondements à ses spéculations intellectuelles. Des influences de son père – Henri de Gaulle, professeur dans l'enseignement catholique[30] – il retient le sens de l'Etat et de la Nation[31], fondé sur l'unité et la grandeur du pays[32],  la philosophie de l'action selon Bergson[33] (1859-1941) – dont les leçons trouvent écho dans le Fil de l'Epée[34] –, un goût pour l'histoire, et la capacité à se dégager des règles de son milieu – ainsi pendant l'affaire Dreyfus pour le père[35], sur l'acceptation des principes de la liberté religieuse et de la souveraineté du peuple pour le père et le fils, enfin en juin 1940 et pendant la guerre d'Algérie pour le fils[36]. Il a évidemment étudié au collège jésuite parisien de la rue de Vaugirard, les auteurs Gréco-latins et les humanités[37]. En littérature française, le classicisme du XVIIe siècle – Corneille (1606-1684), Bossuet (1627-1704), Racine (1639-1699, spécialement Britannicus) – lui paraît le modèle le plus abouti de la grandeur nationale ; il apprécie encore le cardinal de Retz (1613-1679), La Rochefoucauld (1613-1680), Pascal (1623-1662), et La Bruyère (1645-1696). Il ne s'arrête guère sur les Lumières, à l'exception de Vauvenargues[38] (1715-1747) – auteur à mi-chemin entre les moralistes du XVIIe et les philosophes du XVIIIe. Mais il s'attarde plus longuement sur les romantiques, en particulier Chateaubriand (1768-1848, spécialement les Mémoires d'outre-tombe) et Flaubert (1821-1880). De Gaulle a lu Renan (1823-1892, spécialement La Réforme intellectuelle et morale de la France), tout comme Anatole France (1844-1924, spécialement L'Île des pingouins), et s'imprègne des cadences de Barrès (1862-1923) ; il reconnaît en ce dernier et en Péguy (1873-1914) des « professeurs d'énergie nationale[39] ». Leur lecture participe sans doute à le convaincre de la nécessité de l'acceptation de la République. Il n'occulte pas le théâtre d'Edmond Rostand (1868-1918) et la poésie de Baudelaire (1821-1867), Verlaine (1844-1896) ou Albert Samain (1858-1900), préférés à Hugo ou Vigny. Dans l'Entre-deux-Guerres, il se tient au courant des ouvrages qui font l'actualité et lit habituellement le Goncourt ; il découvre Malraux (1901-1976, spécialement La Condition humaine), Jacques Maritain (1882-1973) et Georges Bernanos (1888-1948, spécialement le Journal d'un curé de campagne) – ancien élève d'Henri de Gaulle[40]. Ces deux derniers lui donnent ensuite leur adhésion pendant la guerre[41]. Dans les années 1950 et 1960, encore, il explore les œuvres qui font ou ont fait l'actualité, comme celles de Roger Nimier (1925-1962), Joseph Kessel[42] (1898-1979), François Mauriac[43] (1885-1970) ou Raymond Aron[44] (1905-1983). Il dispose par conséquent d'une culture littéraire et philosophique tout à fait considérable.


    Ses efforts intellectuels sont soutenus par une force de caractère exceptionnelle, un orgueil véritable, et une inébranlable confiance en soi[45]. Lorsqu'il se trouve dans une impasse, l'homme est capable de « renverser ses méthodes pour repartir en sens inverse[46]. » Mais, surtout : « rien […] ne lui semblait plus répréhensible que de s'aplatir ou de donner l'impression de céder[47]. »
    Soucieux d'éthique, il met un point d'honneur à mener « une vie de famille modeste et irréprochable[48] », sans luxe ostentatoire. En matière religieuse, il témoigne d'une foi profonde à titre privé, approuve la volonté du pape Jean XXIII (1958-1963) de chercher à « arracher l'Eglise à une attitude réactionnaire sur laquelle elle s'était crispée depuis 400 ans », mais évite tout cléricalisme et, pour l'action publique, distingue radicalement les choses de la religion et les affaires de l'Etat, qui relèvent de deux ordres séparés. D'un côté voyant les antidreyfusards tout bonnement comme des « crétins militaires », de l'autre réprouvant les excès anticléricaux du combisme, il considère que les croyances religieuses ne devraient pas interférer avec des luttes politiques afin de ne pas venir affaiblir in fine l'Etat. Pour autant, il se place dans le sillon du Ralliement des catholiques à la République – contrairement à son père, qui l'avait ostensiblement refusé tout en ayant déjà clairement conscience du caractère définitif du principe de la souveraineté du peuple[49] –, et se rallie définitivement aux principes des institutions républicaines.

    Cet « homme d'envergure exceptionnelle[50] » rend à la France de « signalés services[51] », au premier rang desquels il faut placer ses analyses, positionnements et actions lors de la Seconde Guerre mondiale, après la Libération et de la guerre d'Algérie. Concernant la première, il a su prévoir les développements de la guerre et a permis à la France de retrouver autant que possible son rang dans le concert des nations, concernant la seconde « sa présence a peut-être évité une guerre civile[52] » et une inféodation aux Etats-Unis, concernant la troisième, il a considéré que le conflit compromettait les chances de redressement économique et diplomatique de la France et – sans pouvoir éviter « l'abandon des Européens », sur l'autel de l'intérêt national[53], et le « massacre des harkis[54] » – a su éviter une défaite. Nonobstant, il faut considérer son œuvre globale de modernisation, tant des institutions par une Ve République mettant fin à l'instabilité ministérielle chronique, que des forces de défense par le biais d'une force de frappe garante de l'indépendance, ou le prolongement d'« orientations économiques et sociales initiées dès avant 1958[55] », accompagnant la fin du monde paysan traditionnel et le développement d'une classe moyenne urbaine aspirant à la société de consommation. Toutefois, la politique sociale souhaitée a été compromise par la barrière qui a séparé de Gaulle de la Gauche ; réformisme et participation ont été vainement avancés ; la Gauche républicaine s'est figée dans son opposition à l'Homme providentiel, et, l'âge venant, les blocages de la société lui ont été imputés[56].


    Politiquement, suivant la formule d'Harold Mac Millan (1894-1986), de Gaulle est « un esprit […] à moitié réactionnaire et à moitié révolutionnaire[57] ». A l'image de Clemenceau (1841-1929), il présente une certaine dualité intérieure, mélange d'anarchiste et de conservateur. Ainsi, sans idéologie préconçue[58], il adhère à un système de valeurs appuyé sur les principes d'ordre et d'autorité[59], sur l'idée que « la précellence […] du fait national garanti[t] l'indépendance[60] » et qu'un Etat fort permet d'en assurer la préservation. Les récits de l'Année terrible ont arrimé dans son esprit la certitude que l'indépendance est le premier bien à préserver et que « rien ne peut prévaloir contre l'abandon national[61] ». Aussi promeut-il un patriotisme et une pensée nationale modernisés, ancrés dans les valeurs républicaines, ouverts et « procédant d'une coopération généreuse et libératrice[62]. » Son sentiment national est à la fois différent de celui de la gauche républicaine et laïque, et « éloigné [...] du chauvinisme d'une droite soucieuse de préserver ses intérêts matériels. » On comprend qu'il ne puisse accepter un seul instant la politique de compromission menée par Vichy, acceptant de renier la dignité nationale pour la recherche d'une prétendue issue la moins coûteuse, Pétain étant en cela le symbole d'une France calculatrice[63] . Suivant Adenauer « Ce que de Gaulle pense au plus profond de lui-même, c'est qu'un pays ne peut maintenir son unité et ne peut l'affirmer que s'il est mû par un sentiment national qui lui permet de retrouver son identité et sa fierté. Je suis complètement d'accord avec lui sur ce point.[64] » Sa conception d'une « certaine idée de la France » puise dans un sens de la patrie, dans un sentiment national, placés au-delà même de la révérence familiale portée aux institutions de l'ancienne France[65], mais encore dans le sentiment d'une continuité de l'histoire du pays, l'idée que les souvenirs du passé ne doivent pas rendre hermétique au monde moderne, ainsi que dans un sens profond de la dignité et de l'honneur[66.] Défiant envers toute orientation utopiste, il est en cela « éloigné […] [d]es nobles idéaux universalistes et humanistes d'une justice abstraite, valorisant le progrès indéfini de l'Humanité vers la sagesse et le bonheur[67]. » L'important, pour lui, est d'être en prise avec la réalité. Porté à considérer que « la sentimentalité n'a aucune place en matière de raisonnement politique[68] », mais bien que l'art de gouverner réside dans « un examen froid et lucide des réalités permettant de comprendre les choses avec justesse[69] », il s'inscrit dans un schéma de pensée reposant sur la traditionnelle notion d'équilibre des puissances (traité de Westphalie) très lointain de la conception moralisante des relations internationales développé par la diplomatie américaine depuis le Président Wilson et jusqu'au Président Kennedy (pax americana discours du 14 janvier 1963)[70] ; une France se contentant d'une grandeur fondée « sur le respect du droit international, de la justice sociale et la mise en œuvre de la sécurité collective dans les relations internationale[71] », ainsi en est-il avec Léon Blum, lui paraît pas trop étriquée[72], sans parler d'une attitude de renoncement manifeste sous la IVe République et seulement battue en brèche par Mendès-France[73].  Toutefois, si la raison d'Etat peut dicter ses nécessités, il est hors de propos pour de Gaulle de placer l'Homme au service de l'Etat : il aurait considéré une telle conception comme une véritable perversion politique[74]. Par ailleurs, il condamne vigoureusement les « confortables lucidités rétrospectives sur le refrain du repentir et de la dénonciation[75] », autrement dit les affres de la repentance.


    C'est vertement qu'il condamne « la droite […] des boutiquiers qui veulent toujours plus de profits et moins d'impôts[76] », reprochant encore à celle-ci[77] de manquer du sens de la Nation – en même temps qu'il considère que la gauche manque du sens de l'Etat –, et éprouve constamment le souci de la modernité. Ainsi, dans une certaine mesure, et sans compter le fait qu'il partage « la passion jacobine qui avait fait la France si grande en 1793(78] », il est « plus révolutionnaire[79] » que ne l'avaient été respectivement le Front populaire ou la gauche au pouvoir sous la Quatrième république, en mettant en œuvre d'abord les nationalisations ou les mesures sociales de la Libération, puis en promouvant la décolonisation après 1958 : « à côté de lui les politiciens socialistes pouvaient faire figurer de bourgeois circonspects[80] ». En somme, peu lui chaut les appartenances partisanes[81], du moment que ceux qui servent le pays accordent la priorité à l'intérêt national[82].


    Pour le général, la République – continuatrice de l’œuvre des siècles passés – donne « un sens profond, voire plus large et plus humain[83] » à la France. Se positionnant en « réaliste de l'imaginaire », il postule que la France demeure une grande Nation, ce qui le conduit à déplorer que le pays, au temps des Trente Glorieuses, n'ait plus qu'une ambition, « celle de son niveau de vie[84] », alors que lui-même considère que la France conserve un rôle à jouer par l'excellence de son économie, ses capacités à se tourner vers la modernité, son pacte entre la recherche de la grandeur et la préservation de la liberté du monde. Une divergence d'appréciation persiste durablement entre lui et les Français concernant cette politique de grandeur. Les Français, plus tournés vers les réalités quotidiennes, aspirent essentiellement à la paix[85] et à la prospérité matérielle[86], tandis que l'homme d'Etat poursuit le rêve de la grandeur. Mai 68 sera en ce sens un révélateur, et de Gaulle pourra constater que « la grandeur et l'héroïsme, c'est fini[87] ». La politique de grandeur est aussi à lier au « malentendu franco-américain[88] » : pour les Etats-Unis, la France était sortie de l'Histoire en 1940, pour de Gaulle, les Etats-Unis ne pouvaient se constituer en « gendarme mondial[89] » (septembre 1958) ; il aurait ainsi souhaité une coopération sur pied d'égalité, sans subordination, alors même que la IVe République prenait une orientation contraire en acceptant de « s'installer dans la voie des subventions comme des soumissions[90] ». Suivant l'analyse de Kissinger (1965) : « [L]a politique [de de Gaulle] tire son originalité d'un décalage entre l'ampleur de ses vues et la faiblesse de ses moyens […] Il a voulu que la France retrouve l'estime de soi. […] C'est nous Américains qui sommes outrecuidants. Nous avons le tort de trop suivre Jean Monnet et Robert Schuman. De Gaulle a eu le tort d'être trop rationnel et d'avoir des visées à trop longue échéance. L'ironie de la rivalité franco-américaine, c'est que ses conceptions l'emportaient en envergure sur sa force réelle, alors que la puisse des Américains l'emportait sur leurs conceptions[91] »


    Synthétiquement, selon Geneviève de Gaulle-Anthonioz (1920–2002), le gaullisme véritable ce serait, au-delà de l'attachement aux valeurs rappelées supra, et du refus de la défaite, le refus de la misère, de l'humiliation, accompagné d'une conscience profonde de la valeur et de la dignité des hommes. « Je ne vois pas d'autre moyen d'être gaulliste, et je suis sûre qu'oncle Charles m'approuverait[92]. »

 

 

[1] LERNER (Henri),  De Gaulle, Tel qu'en lui-même, Editions AutresTemps, 2009
[2] LERNER (Henri),  Emile Mayer, un prophète bâillonné, Editions Michalon, 1995
[3] LERNER (Henri), De Gaulle et la gauche, L’Interdisciplinaire (avec le concours de l’Université Paris XII – Val de Marne), Limonest, 1994
[4] LERNER (Henri),  Catroux, Albin Michel, Paris, 1990
[5] LERNER (Henri), De Gaulle, Tel qu'en lui-même, Editions AutresTemps, 2009, p. 9
[6]     id., p. 15
[7]     id., p. 10
[8]     id., p. 9
[9]     id., p. 43
[10]     id. p. 39
[11]     id., p. 9
[12]     id., p. 43
[13]     id., p. 30
[14]     id., p. 43
[15]     id., p. 26
[16]     id., p. 16
[17]     id., p. 15
[18]     id., p. 16
[19]     id., p. 19
[20]     id., p. 20, avec renvoi en note 15, p.537 à Pierre Mauroy, Héritiers de l'avenir, p. 161 ; A gauche, p. 434-435 : Discours de Lille, 20 novembre 1983
[21]     id., cité p. 29, avec renvoi en note 28, p. 538 à Edgar Pisani, Le Général indivis, p. 38, 43, 46, 48
[22]     id., cité p. 30, avec renvoi en note 28, p. 538 à Edgar Pisani, Le Général indivis, p. 38, 43, 46, 48
[23]     id., p. 30
[24]     id., p. 19
[25]     id., p. 20
[26]     id., p. 47
[27]     id., p. 47
[28]     id., p. 47, avec renvoi en note 6, p. 538 à François Georges Dreyfus, De Gaulle et le gaullisme, p. 12 ; Pierre de Boisdeffre, op. cit., p. 21-22 et 28 ; Nicolaï Moltchanov, De Gaulle, p. 38
[29]     id., p. 47
[30]     id., p. 48
[31]     id., p. 29
[32]     id., p. 50
[33]     id., p. 17
[34]     id., p. 53
[35]     id., p. 50
[36]     id., p. 27
[37]     id., p. 51
[38]     id., p. 53
[39]     id., p. 52
[40]     id., p. 49
[41]     id., p. 55
[42]     id., p. 54
[43]     id., p. 55
[44]     id., p. 56
[45]     id., p. 17
[46]     id., p. 18
[47]     id., p. 19
[48]     id., p. 38
[49]     id., p. 49
[50]     id., p. 15
[51]     id., p. 9
[52]     id., p. 10
[53]     id., p. 21
[54]     id., p. 10
[55]     id., p. 11
[56]     id., p. 12
[57]     id., p. 15, avec renvoi en note 2, p. 537 à Espoir, n°55
[58]     id., p. 29
[59]     id., p. 26
[60]     id., p. 29
[61]     id., p. 47
[62]     id., p. 31
[63]      Analyse complémentaire puisée in Gérard Chaliand, Jean Lacouture, Voyage dans le demi-siècle : entretiens croisés avec André Versaille. Editions Complexe, 2001, p. 238 : « s'arrangeant avec [l'envahisseur], même s'il se jure in petto de lui régler son compte plus tard ».
[64]     id., p. 31, avec renvoi en note 31, p. 538 à  Robert Marjolin, La travail d'une vie, p. 357. Déclaration de Conrad Adenauer.
[65]     Id, p. 46
[66]     id., p. 47
[67]     id., p. 26
[68]     id., p. 30
[69]     id., p. 29
[70]     id., p. 33
[71]     id., p. 23
[72]     id., p. 23, avec renvois en note 18, p. 538 à Henry Kissinger, Diplomatie, p. 543-544 ; Charles de Gaulle, Mémoires de guerre I ; Georges Izard, Lettre affligée au général de Gaulle ; cf. Philip Cerny, La grandeur de la france ; Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, II, p. 91-100
[73]     id., p. 24
[74]     id., p. 38
[75]     id., p. 30
[76]     id., p. 27
[77]     Notons ici qu’il y a plusieurs droites, comme l'a noté si bien René Rémond, et que parmi elles existent parfois des oppositions notables. La famille du général de Gaulle s’inscrit dans la tradition de la droite catholique et monarchiste, la droite de l’honneur et de l’ordre, de l’Eglise et de l’Armée, qui éprouve un certain mépris pour la droite de l’argent.
[78]     id., p. 28
[79]     id., p. 28
[80]     id., p. 28
[81]     id., p. 21 puis p. 26
[82]     id., p. 26
[83]     id., p. 21
[84]     id., p. 22
[85]     id., p. 24 puis p. 25
[86]     id., p. 24
[87]      id., p. 43. On peut étayer le propos avec cette remarque de Jean Lacouture : « il est cruellement évident qu'une majorité des Français a retrouvé Pompidou avec satisfaction. », in Gérard Chaliand, Jean Lacouture, Voyage dans le demi-siècle : entretiens croisés avec André Versaille. Editions Complexe, 2001, p. 238
[88]     id., p. 35
[89]     id., p. 36, avec renvoi en note 41, p. 538 au chapitre 31 de l'ouvrage
[90]     id., p. 35
[91]     id., cité p. 35-36, avec renvoi en note 40, p. 538 à Henri Kissinger, Diplomatie, p. 550-555
[92]     id., p. 39, avec renvoi en note 48, p. 538 à Frédérique Neodufau et Caroline Glorion, Geneviève de Gaulle.

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Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 19:34

De temps à autres, le modeste mémoire de maîtrise que j'ai rédigé en 1996 - Le registre des correspondants de Peiresc ou le réseau épistolaire et relationnel, européen et méditerranéen, d'un humaniste aixois dans la troisième décennie du XVIIe siècle - fournit quelques indications ponctuelles à des chercheurs se consacrant à Peiresc. 


2005 - Une première mention se trouve dans l'ouvrage d'Alastair Hamilton, Maurits H. van den Boogert, et Bart Westerweel, intitulé The Republic of Letters and the Levant, publié chez BRILL en 2005. Se reporter à l'article de Peter N. Miller, "Peiresc, the Levant and the Mediterranean", p. 106 . Voir sur ce blog http://pagesdhistoire.over-blog.com/article-25525478.html.

 

2005 - Une seconde mention est faite dans l'ouvrage de Christiane Berkvens-Stevelinck, Hans Bots, Jens Haseler, Les grands intermédiaires culturels de la République des Lettres, Paris, H. Champion, 2005. Se reporter à l'article de Peter N. Miller, "Nicolas-Claude Fabri de Peiresc and the Mediterranean World : mechanic".

 

2010 - Une troisième mention se trouve dans la revue XVIIe siècle d'octobre 2010, n°249, 62e année, n°4. Se reporter à l'article d'Anne-Marie Cheny intitulé "Humanisme, esprit scientifique et études byzantines : la bibliothèque de Nicolas-Claude Fabri de Peiresc" : "Le réseau [de Peiresc] au Levant est plus important que celui présenté par Mandrou. Peiresc possède en effet des correspondants à Constantinople (7), à Smyrne (2), à Alep (8), à Tripoli (2), à Damas (3) et à Alger (1). Serge Ma[u]pouet a calculé à partir du registre des correspondants de Peiresc présent à la BnF que Constantinople est la destination de 1% des lettres de Peiresc. Paris représente 30%."

 

Ces quelques mentions donnent quelque utilité au travail fourni par l'étudiant que j'étais alors; je suis donc reconnaissant à ces auteurs de bien avoir voulu lui trouver un peu d'intérêt dans le cadre de leurs recherches.

 


 


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Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /Mars /2009 00:55

Poursuivant une exploration des ouvrages historiques d'Henri Lerner, et après avoir déjà proposé un "avis" de lecture de son ouvrage sur Emile MAYER (1851-1938), un « pur produit de l’esprit républicain » (selon les propres dire d'Henri LERNER), puis avoir réinvesti un certain nombre de passages de son De Gaulle et la Gauche dans des articles sur les gaullistes de gauche, je me penche désormais sur son Catroux [1], publié en 1990 chez Albin Michel, avec une préface de Jean Lacouture. Pour le contenu historique, j'ai assez pu apprécier l'enseignement d'Henri Lerner en tant qu'étudiant pour savoir la solidité de l'érudition, mais ici je constate, après une première lecture en diagonale, que la qualité purement littéraire de l'ouvrage est elle aussi excellente.

La présentation du père de Georges Catroux est déjà fort intéressante :
"Le père [2] du général [Catroux] fut sans nul doute un bon officier, pourvu des plus belles qualités militaires, ayant acquis de bonnes manières et complété son instruction élémentaire par un travail acharné. Homme de principes sévères, intelligent, exigeant beaucoup de lui-même, mais aussi des autres, ne plaisantant jamais avec les obligations de service, il poussait l'énergie jusqu'à la rudesse et pratiquait, non sans excès, le culte du devoir [...] En revanche un certain penchant pour la sociabilité l'amena parfois à s'intéresser à la vie mondaine : en garnison à Limoges, cet homme, chez qui on s'attendait à trouver un ours mal léché, se révéla un hôte accompli.
Son caractère était celui d'un militaire républicain aux fermes convictions. Intellectuellement, c'était un esprit curieux qui, peu sensible à la culture artistique et littéraire, était plutôt attiré par les sciences et les mathématiques, comme en témoigne le soin qu'il prit de meubler ses loisirs par l'étude de la physique, et la passion qu'il apportait à résoudre des problèmes de mathématiques. Politiquement, c'était un Bleu de l'Ouest qui détestait les Bonaparte et vouait une hostilité foncière à l'Eglise catholique, sans que sa carrière ait eu à souffrir de ses opinions. Le moins qu'on puisse dire est qu'il n'appartenait pas à la même famille spirituelle que celle du professeur Henri de Gaulle et, s'il avait lui aussi une certaine idée de la France, celle-ci restait inséparable de la République et de la démocratie. Cependant, l'un comme l'autre auraient pu se réclamer de la même intransigeance quant au sens du devoir et au culte de la patrie, mais le colonel Catroux n'eût pas songé à se référer à la France glorieuse, transcendant l'histoire au-dessus de toutes les discordes civiles, telle que pouvait la concevoir un monarchiste de regret. Sa France à lui était celle de la Liberté, de l'Egalité, de la Fraternité, et pour lui ces trois vertus patriotiques se confondaient avec la République."

Le premier chapitre de l'ouvrage, intitulé "Un grand seigneur de la République" présente l'intérêt de la carrière de Georges Catroux. Quelques extraits significatifs :
"Compagnon de Lyautey et de De Gaulle [3]
En dépit des différences de tempérament, de milieu familial et de formation intellectuelle qui le séparaient de Lyautey comme de De Gaulle, il put se flatter d'être un de ceux qui les ont le mieux compris, et ce fut assurément un de ses plus beaux titres de gloire que d'avoir réussi à se faire apprécier de l'un comme de l'autre, et à devenir leur collaborateur et ami.
Avec Lyautey, les rapports, sans être faciles - mais comment auraient-ils pu l'être ? - , furent, vingt-cinq années durant, scandés par l'alternance de brouilles à répétition et de démonstrations d'amitié. [...] Non que Catroux ait fait partie des collaborateurs qui entourèrent constamment le Maréchal [...] Il fut à ses côtés aux deux extrémités de sa carrière marocaine [...] Mais Lyautey, qui savait pouvoir se faire comprendre de Catroux en qui il avait toute confiance, le considéra comme l'un de ses disciples dont il se sentait le plus proche, et souligna lui-même "la véritable joie intellectuelle" qu'il éprouvait à travailler avec lui. Cette intimité du coeur et de l'esprit dura jusqu'à la mort du Maréchal en 1934, si l'on en juge d'après les lettres empreintes de confiance et d'abandon, que ce dernier continua à lui adresser du fond de sa retraite lorraine.
De Lyautey, brièvement servi mais attentivement suivi, Catroux retint l'exemple et proclama hautement la dette qu'il avait contractée envers celui "qui avait versé quelques gouttes de son cerveau dans son esprit." [...]
Pour avoir été aussi mouvementées, les relations qu'il entretint avec De Gaulle furent d'une autre nature. Pouvait-on rêver au début du siècle deux jeunes officiers plus dissemblables, l'un tourné vers la métropole, tandis que l'autre semblait le type accompli de l'officier colonial ? Il fallut les hasards de la captivité en Allemagne durant la guerre de 1914-1918 au camp d'Ingolstadt pour les réunir, mais s'ils apprirent alors à se connaître et à s'estimer assez pour maintenir leurs relations, au moins par la pensée jusqu'en 1939, tous deux restaient encore fort éloignés l'un de l'autre [...]
Tout se noua entre eux pendant l'été 1940, lorsque leur réaction commune devant le drame national forgea un lien indestructible. A l'heure où l'Armée française était profondément imprégnée du mythe Pétain, Catroux comprit que de Gaulle incarnait la légitimité française et, de tous les chefs militaires de haut rang, il fut le seul à se rallier aussitôt et à se mettre spontanément à ses ordres. Ce général d'armée habitué aux grands commandements sut alors s'élever assez haut pour faire passer les intérêts de la France avant sa situation personnelle en se mettant sous la direction de celui qui lui était hiérarchiquement inférieur mais "qui était investi à ses yeux d'une mission qui ne se hiérarchisait pas". Comme il l'expliqua en vain à Giraud pour l'inciter à suivre son exemple, il avait reconnu que de Gaulle étant la France, avait reçu une délégation nationale pour rassembler et unir les Français dans la guerre. Son comportement fit alors de lui, au sens le plus noble du terme, un gaulliste authentique et un fidèle compagnon. Jamais de Gaulle n'oublia ce geste exceptionnel qui scella la "déférente amitié" qu'il lui porta jusqu'à la fin de la vie."

"Aristocrate de style, républicain de formation [4]
S'il fut, par ses manières et son allure, sinon par sa naissance, un homme de haute qualité, il n'en demeura pas moins formement attaché à la République [...] Eut-il vraiment des convictions politiques nettement affirmées ? Bien que certaines de ses amitiés eussent nom Herriot [5], Painlevé [6] et Paul Boncour, il n'avait rien d'un général politicien. Tout en sachant bien qu'un chef militaire avait intérêt à pouvoir compter sur des appuis politiques, les rapports qu'il entretint avec ces milieux se situaient exclusivement sur le plan de l'amitié personnelle, et il serait absurde de voir en lui un général de gauche, politicien radical et franc-maçon. Mais sa fréquentation des hommes politiques lui permit d'acquérir une vaste expérience du gouvernement et peut-être même en tira-t-il un certain scepticisme. En somme, ce républicain très sûr, capable de nouer des amitiés éclectiques dans tous les milieux, hormis ceux de l'extrême-gauche et de l'extrême-droite, ne formulait aucune réserve à l'égard du régime et pratiquait la loyauté envers un pouvoir civil dont il admettait la primauté. On serait plus près de la réalité en le classant parmi les libéraux, indéfectiblement attachés aux valeurs démocratiques et à la société égalitaire issue de la Révolution."

En attendant un véritable article, qui viendra remplacer ces courtes citations, je vous invite à vous pencher sur votre encyclopédie historique préférée pour, déjà, en savoir un peu plus ...

[1] Henri LERNER, Catroux, Albin Michel, Paris, 1990
[2] idem, pp. 38-39
[3] idem, pp. 26-27
[4] idem pp. 22-23
[5] D'après le Petit Mourre : "Militant radical, Herriot fut élu maire de Lyon en 1905 et conserva cette charge jusqu'à sa mort. Sénateur "1912/19) puis député du Rhône (1919-57), il dirigea le Cartel des gauches, qui l'emporta sur le Bloc national aux élections de 1924 [...] Herriot constitua un troisième cabinet qui ne dura que quelques mois, après la victoire de la gauche aux élections de 1932. Elu président de la Chambre après la victoire du Front populaire [...] Elu à l'Assemblée constituante de 1945, il redevint président de l'Assemblée nationale (1947/54)"
[6] D'après le Petit Mourre : "Il fut attiré dans la vie politique par Briand, qui le prit comme ministre de l'Instruction publique (1915/16). Ministre de la Guerre dans le cabinet Ribot (mars/sept. 1917), Painlevé devient président du Conseil (sept./nov. 1917) mais fut renversé à la suite des campagnes de Clemenceau [...]. Républicain socialiste, Painlevé participa en 1924 à la fondation du Cartel des gauches. Président de la Chambre (1924/25), il revint à la tête du gouvernement en avr. 1925. [...] Il fut ensuite ministre de la Guerre presque sans interruption de 1925 à 1929, fit voter la loi du 31 mars 1928 fixant à un an la durée du service militaire et prit les premières décisions concernant la ligne Maginot."

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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 11:51

Pour une rapide mise au point sur la décision des Alliés de procéder au bombardement, on peut se référer au site internet de la ville de Royan [1]. Les responsabilités sont source de polémiques, le bombardement, tel qu'il a été finalement réalisé, ne présentant aucun intérêt militaire.

Le bombardement de Royan par les Alliés avait été décidé dès le 10 décembre 1944 par le FFO [2], mais il ne devait originellement viser que des cibles précises : la pointe de Grave ou la forêt de la Coubre. Or, les 354[1] bombardiers de la RAF, passés en deux vagues, à 4h et 5h30 le 5 janvier 1945, ont détruit la ville de Royan à 85%, causant 442 morts et plusieurs centaines de blessés [5] sur une population de 2 223 habitants. Seules 47 victimes ont été recensées parmi les forces d’occupation allemandes [6]. L'aviation britannique déplore la perte de 7 appareils dans cette opération [7]. 

La ville de Royan est finalement libérée à par l’opération Vénérable, du 14 au 18 avril 1945 [7].

[1] http://www.ville-royan.fr/?page=culture/histoire/bombardement
[2] courrier des lecteurs, in Le magazine du XXe siècle, n°3, avril-mai 2003, p.4
[3] on trouve dans d'autres sources : 341 (cf http://www.ffi33.org/Bombardements/040145.htm)
[4] on trouve d'autres chiffres :
- "Selon les sources, on relève de 336 à 490 tués, de 100 à 150 disparus et de 300 à 400 blessés. Côté allemand : 35 à 47 morts. Aucune défense n’a été détruite." (http://www.ffi33.org/Bombardements/040145.htm)
[5] 300 à 400 selon le site internet de la ville de Royan
[5] Les chiffres retenus ici sont ceux placés sur le site internet de la ville de Royan : "Les Allemands ont perdu 47 hommes et 442 Royannais y ont laissé la vie sur les 2 223 restés en ville, et 300 à 400 sont blessés."
[6] D'après http://www.ffi33.org/Bombardements/040145.htm : "2 abattus par la Flak, 2 étant entrés en collision au-dessus de Cognac, un autre, sévèrement endommagé qui s’écrasera à Courlay. Le sixième ne rejoindra pas l’Angleterre et s’abîmera en mer. Le dernier, suite à une avarie de moteur, s’écrasera près de sa base."
[7] http://www.ville-royan.fr/?page=culture/histoire/bombardement

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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 21:53

C'est tout à fait par hasard que j’ai trouvé, dans un ouvrage d'Alastair Hamilton, Maurits H. van den Boogert, et Bart Westerweel, intitulé The Republic of Letters and the Levant, publié par BRILL en 2005, une référence à mon mémoire de maîtrise (rédigé en 1996).

Au moins c'est une consolation de savoir que ce long travail de déchiffrage et de transcription, d'abord, puis de mise en forme sous base de données et de traitement informatique de l'ensemble du registre des correspondants de Peiresc, ensuite, a été repris dans une publication scientifique. Et a par conséquent a été modestement utile.

Ci-dessous une petite citation de l'article de Peter N. Miller, "Peiresc, the Levant and the Mediterranean", p. 106 op. cit., en ce qu'il tire de l'étude réalisée dans ledit mémoire de maîtrise :

"Because of its importance, a word about this document, Bibliothèque Nationale de France, Nouvelles acquisitions françaises (B.B. N.a.f.) 5169 is in order. It has 5,178 entries, yielding 793 correspondents, of whom 415 received only one letter. Of the remaining 378 the recipients of Peireisc's letters can be ranked in descending order : Loménie 203, Vallavez [Peiresc's brother] 186, Dupuy 166, Bonnaire 122, Barberini, 117, Aleandro 108, Fetan 104, Jacquet 87, Cardon 83, Le Beauclerc 81, Oppède 75, Mondevergues 74, Rubens 74, Aubery 69, Callas [Peiresc'father] 68, Bagni 62, Guitard 62, Eschinard 60, Le Peletier 58, Suarez 57, Du Val 54, Agut 53, Gassendi 53, Lumaga 53, Seguiran 53, Bentivoglio 49, Roumoulles 47, Spinola 53, Barclay 42, Viaz 41, La Ville aux Clercs 40, Holstenius 39, Malherbe 34, Bardi 33, Pacius 33, Pignoria 32, Fourbin 31, Gastines 30, Menestrier 30, Robin (Vespasian) 30, Cobelluzzi 29, de Thou 29, Ranchin 28, Rigault 28, de brèves 23, dal Pozzo 21, G.B. Doni 21. Based on the reduced of 4,738 letters, Serge Maupouet has calculated that Paris is the destination of 30%, Rome 17%, Lyons 7%, Aix 6%, Provence (aside from Aix and Marseilles) 5%, Marseilles 4%, Bordeaux and Toulouse 3%, Antwerp, Guitres, Genoa 2%, Toulon, Valence, montpellier, Brussels, Venice, Padua, Istanbul 1%, Geneva, Grenoble, Nîmes, Orange, and London less than 1% [1]

In N.a.f. 5169 we meet the anonymous friends, lackeys and locals who carried Peiresc's mail : André Rive, Sandin, Astruc, Emeric d'Ières, La Faye, Estienne, Le Gascon, among many others. But there are also the almost-as-anonymous-but-actually-very-important figures as Pierre Fort, and the mercants referred to only as Signier and de Gastines, Peiresc's financial brokers and agents in Marseilles. Peiresc's letters actually trace for us the web of their commercial contacts in Spain, Italy, Egypt, or Syria.

[1] For this information I am indebted to Maupouet S., Le registre des correspondants de Peirecs, ou le réseau épistolaire et relationnel, européen et méditerranéen d'un humaniste aixois dans la troisième décennie du dix-septième siècle, 4 vols, Mémoire de Maîtrise, Université de Paris XII-Val de Marne, Faculté des Lettres - Département d'Histoire, 1996. The figures are his. I thank Françoise Waquet for making this available to me. Jacquet was the "Sieur de Fetan" so these entries actually refer to the same person."

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